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Périgord du 9 au 16 aout
La traditionnelle randonnée hors Morvan du mois
d'aout réunie toujours un nombre assez important de cavaliers, quelque peu
aficionados de la formule liberté qui nous caractérise. Cette année, comme cet
hiver, c'est le Périgord qui nous accueille. Le rendez vous est donné chez
Michel Faucon à Montignac.
Jean arrive avec le semi remorque sur le site à
peu prés en même temps qu'Amélie qui conduit le camion d'assistance avec le van
et quelques chevaux.
Les chevaux se répartissent dans divers prés.
Cheyenne qui sera monté par sa propriétaire Danièle, Lolita par Lydie, Sifacile
qui du haut de ses trois ans devrait faire le bonheur de son Bernard, Ohwee
montée par Claire, Rayon d'lune pour Valentin, Fier pour Katia, Moussaka pour
Marie Christine, Niaouly pour didier, Qreek way pour Morgane, Hanaka et Jean,
Kiefa et Simon, Rhumb pour Paul, Presqu'ile et Nelly pour Jean Christophe et
Odile, Melting pot pour Jeanne, Quatre epices et Anne Laure, Shaihab pour Jean
Louis, O boy pour Rémi, Ou tu veux pour Marc, Stéphane avec son Lars
La piscine est à la bonne température, juste le
temps de plonger avant un copieux diner avec les fameux magrets de Michel, on
trace les cartes, faisons connaissance, le gîte est accueillant, tip top.
Ce sont des seaux d'eau qui tombent du ciel au
petit matin, et ça durera jusqu'au début d'après midi, le manège du centre est
le bienvenu pour seller les chevaux et? comme à chaque randonnée, nous partons
en un seul groupe ce matin pour voir si chacun a bien le cheval qui lui
convient. Une vingtaine de minutes au pas, Jean est devant, la pluie abondante,
le train s'accélère et, c'est en moins de deux heures que le groupe avale sous
des trombes d'eau les 25 km de la matinée. Le barnum monté par Paul et Amélie se
déchire en partie sous l'influence de l'eau et du vent, bricolage rapide de
fortune, et nous pouvons manger au sec!! quelques peupliers hébergent les
chevaux, une bonne soupe bien chaude réconforte les cavaliers, le beaujolais
amené par Jeanne y contribue également. Nous nous divisons en plusieurs groupes
pour l'après midi, le temps s'améliore très vite, nous nous rendons via le
village de Limeuil et les deux ponts qui surmontent la Dordogne et la Vézere,
jusqu'à la ferme de la Haute Yerle domaine de Georges Fournier, c'est son fils
Stéphane qui nous accueille et nous met à disposition une grande salle pour
manger, sécher les affaires et dormir au sec.
Le lendemain, départ pour Beaumont du Périgord.
Paul, qui est en formation est à cheval le matin et Jean l'après midi, ce qui
lui permets de monter sur rhumb qui pour sa première randonnée est un peu sur
actif!! L'itinéraire possède un peu trop de goudron, dommage, ça ira mieux
demain (il faut bien que les anglais qui vivent en Périgord puissent se servir
de leurs 4X4!!) le temps est de la partie, les chevaux en pleine possession de
leurs moyens, c'est donc cinq petits groupes qui quittent la Haute Yerle pour se
rendre aux écuries du Haut Beaumontois, passage obligé par l'abbaye de Cadouin,
la pause de midi se fait à l'ombre des grands arbres qui entourent le château de
Regagnac. C'est pendant cette pause méritée que nos groupes croisent la
randonnée de Delbourg, le Périgord serait-il une terre de rencontre? Après une
courte étape d'une quinzaine de kilomètres qui nous permet de faire une pause
« bistrot » dans le village exceptionnellement beau de Saint Avit Sénieur, nous
arrivons dans ce centre équestre, bâtiments d'élevages de volailles transformés
soit en écuries, soit en gîtes, soit en maison d'habitation. Les chevaux se
répartissent alors en de multiples petits paddocks disséminés de ci de la, ils
mangent un foin de qualité, c'est l'essentiel. Soirée arrosée sous le barnum
pour échapper à la chaleur lourde du Périgord, nuitée sous tentes.
Beaumont à Vergt de Biron, le rendez vous de midi
se fait sur une crête ombragée quelques petits kilomètres avant Monpazier,
l'étape est roulante, une quinzaine de kilomètres que tous les groupes font en
moins de deux heures sauf Jean Christophe et Odile qui trainent un peu et
découvrent les joies de la carte en autonomie, la sieste nous guette, mais la
bastide de Monpazier nous attend, nous traversons la place forte à cheval, fiers
comme Artaban, puis la pépie nous menaçant de dessèchement, nous posons la
cavalerie à l'attache dans une petite ruelle pavés de bonnes intention à leur
égard et nous nous jetons « hardi petit » sur diverses chopes mousseuses. Les
appareils photos sautent de mains en mains, le spectacle de cette place envahie
de touristes d'origines diverses et variées batifolant à tout va d'un porche à
un lavoir nous amuse!!mais en fait c'est les mêmes que nous!!
Nous quittons Monpazier pour rejoindre notre
étape du jour sur la commune de Vergt de Biron, c'est un centre équestre noyé
dans une vallée verdoyante, l'accueil est plus qu'un peu bourru mais la soirée
venant nous nous quitterons les meilleurs amis du monde. Douches au jet d'eau
pour ceux qui veulent les autres envahissants la douche du club. Dinde et gratin
dauphinois, l'apéro est long et efficace. De grands paddocks, les tentes presque
à plat, le bonheur quoi.
Un peu de ferrure au petit matin pour Paul et
jean et c'est le départ pour Larzac.
Après un petit passage par le château de Biron,
les groupes repassent rapidement par Monpazier et rejoignent le point de midi
tranquillement les uns derrière les autres, ils arrivent tous (ou presque) par
des chemins différents, comme quoi l'orientation n'est pas une science exacte!!
La corde d'attache est bien tendue par Jean, son dos en a craqué un peu mais il
repart à cheval pour la petite étape de l'après midi, grave erreur!! L'arrivée
dans le beau centre équestre tout neuf du Bos Rouge s'étale en longueur car les
pistes précédentes étant fort galopantes certains groupes se laissent entrainer
par leur fougue et non par leur carte! Jean est plié en deux, médecin,
rapatriement vers sommant au petit matin, bref, fin de la randonnée, la suite
est moins drôle pour lui, scanner, neurochirurgien, trois semaines de lit et
repos (ce qu'il fait une semaine) et retour progressif aux activités, juste une
petite apophyse vertébrale qui s'est décrochée et coince vigoureusement un petit
nerf qui lui, est à sa place. Mais c'est une bonne soirée pour le groupe qui
accueille Olivier le mari tout neuf (aussi) d'Anne Laure, venu avec son vélo,
mais qui pratiquera assez vite l'équitation. La soirée se déroule dans le gîte
du centre équestre, spacieux et pratique, on gagne du temps à la vaisselle.
L'étape du centre équestre du Bos rouge à Vézac
est raisonnable, les chemins succèdent un peu au goudron qui, quoi qu'on en dise
envahi gravement le Périgord. Paul fait ses 25 km du matin à cru sur Nelly!!
Odile qui avait légèrement surestimé ses capacités équestres monte maintenant
Melting Pot.
Le soleil fort matinal réveille tout le monde un
peu tôt, quelques uns s'organisent pour remplacer un peu Jean, ce qui permet à
Lydie de monter Hanaka; dès qu'elle en descendra sa décision sera prise, vente
de ses deux gros chevaux bien rassurants, ça y est elle se sent capable de
monter en sécurité un vrai cheval de sport!
L'étape qui mène vers Vézac permet d'approcher
les châteaux qui surplombent la Dordogne, un peu de dénivelé, des vues superbes,
des chevaux présents et actifs, tous les éléments sont là pour faire une bonne
journée, surtout que le soleil invite un peu aux pauses bistrots dont les
cavaliers sont friands. Le soir, camping, non, pas des flots bleus! mais des
Cabanes... Il est juste au bord de la rivière, le bivouac est vite installé. Une
petite réprimande pour un léger tapage nocturne, sauf pour Jean Louis qui dort
déjà, sa première préoccupation en descendant de cheval étant de se trouver un
endroit au calme pour dormir.
Comme cet hiver nous nous rendons à l'auberge de
Sireuil, une étape assez courte, bien pourvue en dénivelés et en zones
forestières. Olivier a vite abandonné son vélo pour se trouver auprès de sa
petite épouse sur le dos d'un gentil cheval bien volontaire. Les petits groupes
s'élancent, ils sont maintenant un peu « calé » chacun prenant ses habitudes et
rejoignant le groupe qui lui correspond dans les allures et le nombre de pauses.
Seule Danielle et son Cheyenne qui saute d'un groupe à l'autre, son orienteur
fétiche étant parfois dans le véhicule de suivi.
L'auberge est accueillante et assume totalement
les repas du soir et du petit déjeuner ce qui permet à Amélie de se reposer un
peu, ce qui est un peu indispensable vu le travail fourni en permanence pendant
de longues heures...
Direction Montignac, les cavaliers s'élancent sur
les traces de nos ancêtres des cavernes (il paraît qu'ils étaient tous peintres
en bâtiments??? étonnant non!) journée détente, équitation, baignade avec et
sans les chevaux, feu d'artifice visite de la grotte « bis » de Lascaux. Soirée
grillade, tout roule à merveille.
Et c'est le dernier jour!! l'équipe décide de
faire l'étape en un seul tronçon et de déjeuner à l'arrivée. Cette organisation
permet de préparer le rangement du matériel et du camion, du boulot, encore du
boulot...
Une petite trentaine de kilomètres sur de grands
chemins roulants, les chevaux volent, les cavaliers sentant la fraicheur
bienvenue de la piscine de Michel. Les chevaux se rassemblent autour du camion
et du van, les cavaliers recherchant leurs affaires dans l'étalage habituel des
sacs divers. Franck est venu comme souvent à notre secours, il doit conduire le
semi remorque jean étant HS. Amélie s'active, secoue un peu tout le monde, les
départs sont toujours un peu difficile entre les embrassades et le chargement
des chevaux. La petite troupe proche du Morvan s'installe dans le Mercedes. Peut
être plus de Périgord pour quelques années, a hue et a dia bouge et l'été 2010
se dessine.... En mai ça sera la Drome, en juillet le Morbihan et la Lozère, en
aout le Jura et un parcours des Vosges à l'Alsace.... |